



Scarabée | Golofa Porteri
Achat Golofa porteri – Le gigantesque Golofa de Porter
Aujourd'hui j'ai le plaisir d'accueillir une espèce que j'attendais particulièrement : Golofa porteri.
Une exclusivité monsieurinsecte.fr 😁
Golofa porteri est un grand Dynastinae sud-américain et surtout la plus grande espèce du genre Golofa. Ce genre est caractérisé par ses très longues patte antérieures (celle de devant).
En plus des couleurs magnifiques du mâle il présente une morphologie particulière puisqu'au contraire de ses cousins tout en largeur, Golofa porteri est large mais également assez long.
Les grands mâles peuvent dépasser les 10 cm tandis que les femelles sont beaucoup plus compactes et entièrement dépourvues de grandes cornes.
À mes yeux c'est exactement le genre d'espèce qui montre à quel point les Dynastinae peuvent être variés. Golofa Porteri fait vraiment figure d'OVNI parmis eux. On reste dans la famille des gros scarabées à cornes, mais avec un animal qui semble avoir décidé de ne respecter absolument aucun des standards morphologiques de ses cousins 😁.
L'ÉLEVEUR
Note de l’éleveur
Une espèce ultra rare que je suis très fier de rentrer dans mon élevage. Il est magnifique et très impressionnant mais attention : Comme tous les dynastinae ou presque c'est un animal complexe.
Sa phase larvaire est capitale, votre animal peut survivre tout en étant condamné d'avance lors de sa nymphose si le substrat était mauvais. Une fois adulte il sera presque immortel si tant est que le climat est correct et la nourriture abondante.
Données scientifiques
Classification
Règne : Animalia
Embranchement : Arthropoda
Classe : Insecta
Ordre : Coleoptera
Super-famille : Scarabaeoidea
Famille : Scarabaeidae
Sous-famille : Dynastinae
Tribu : Dynastini
Genre : Golofa Hope, 1837
Espèce : Golofa porteri Hope, 1837
Répartition
Golofa porteri est un Dynastinae néotropical d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale.
Les données les plus solides concernent principalement la Colombie et le Venezuela. La littérature taxonomique mentionne également le Guatemala dans son aire de répartition.

Des régions connues pour..... Les golofa porteri 😁
Dans la nature
Et là on trouve une information particulièrement cool.
Dans la région de Calima, en Colombie, les adultes ont été observés actifs notamment au cours des mois d'avril et mai.
Ils fréquentent des bambous du genre Chusquea, sur lesquels ils ont été observés se nourrissant sur les jeunes tiges mais également s'accouplant.
Des larves ont également été découvertes dans du bois en décomposition, ce qui correspond parfaitement à leur alimentation sur substrat fortement dégradé en captivité.
Mine de rien ça permet de comprendre énormément de choses sur l'élevage : température modérée d'un environnement montagnard + bois en décomposition pour les larves + sucres végétaux pour les adultes. Une fois qu'on connaît la vie de l'animal, le mode d'emploi devient tout de suite beaucoup plus logique 😁.
Appendices
Pas grand chose à vous raconter côté étymologie puisque ce scarabée porte simplement le nom du naturaliste l'ayant découvert "Porter". Porteri signifiant de Porter. On retrouve notamment cette terminologie avec Pseudocreobotra Wahlbergii. La pseudocreobroter de Wahlberg.
PAR CONTRE : Les longues pattes avant (antérieures) du Golofa Porteri servent uniquement à l'affrontement entre mâle. On a ici une curiosité du Darwinisme : Les mâles avec des pattes moins longues étaient moins bons en combat, ils ont donc moins pû se reproduire et le gêne des longues pattes s'est donc répandu ! Pourtant ces longues pattes en elle-même ne donne aucun avantage au quotidien à notre scarabée. Il ne mange ni ne se déplace mieux avec et au contraire il offre probablement plus de prises aux prédateurs.
Etonnant !
Je me rappelle étant petit j'ai mis très longtemps à réellement comprendre le Darwinisme. Je pensais que les animaux évoluaient petit à petit d'eux-mêmes mais pas vraiment en réalité. C'est par soustraction et non mutation de gênes que certains gênes prévalent et finissent par être universels.

C'est lui Darwin. Un monsieur qui a affronté seul son époque pour appuyer une théorie révolutionnaire encore discutée aujourd'hui.
En clair : Ceux qui présentent des particularités INDIVIDUELLES "pratiques" dans leur milieu naturel ont plus de chances de se reproduire, leurs gênes et leurs particularités vont donc se retrouver dans leur descendance.
C'est d'ailleurs pour ça que certaines ethnies chez les humains ont des taux de testostérone (et donc du muscle) beaucoup plus élevés que d'autres. Parce que leur environnement demandait de la force brute et que les plus forts plaisaient donc le plus aux femmes. Ils se reproduisaient donc plus et de plus en plus d'enfants forts naissaient qui répétaient eux mêmes ce cycle.
Mais l'inverse existe aussi. Prenons la majorité des Asiatiques ayant les yeux bridés. Ce n'est pas du tout une nécessité de leur climat ou environnement. Les hommes de l'époque considéraient simplement que c'était un trait physique particulièrement beau, il s'est donc reproduit par sélection esthétique jusqu'à s'étendre à la totalité de la population. D'ailleurs, c'est assez rare, mais il existe bel et bien dans les autres ethnies des personnes ayant les yeux bridés.

Cette jolie dame vient par exemple du nord de la Suède contrairement à ce que l'on pourrait penser.

