Scarabée | Golofa Porteri

Prix de vente€39,90
stade: 1 spécimen L1 bien entamé (non sexée)

Achat Golofa porteri – Le gigantesque Golofa de Porter

Aujourd'hui j'ai le plaisir d'accueillir une espèce que j'attendais particulièrement : Golofa porteri.

Une exclusivité monsieurinsecte.fr 😁

Golofa porteri est un grand Dynastinae sud-américain et surtout la plus grande espèce du genre Golofa. Ce genre est caractérisé par ses très longues patte antérieures (celle de devant). 

En plus des couleurs magnifiques du mâle il présente une morphologie particulière puisqu'au contraire de ses cousins tout en largeur, Golofa porteri est large mais également assez long.

Les grands mâles peuvent dépasser les 10 cm tandis que les femelles sont beaucoup plus compactes et entièrement dépourvues de grandes cornes.

À mes yeux c'est exactement le genre d'espèce qui montre à quel point les Dynastinae peuvent être variés. Golofa Porteri fait vraiment figure d'OVNI parmis eux. On reste dans la famille des gros scarabées à cornes, mais avec un animal qui semble avoir décidé de ne respecter absolument aucun des standards morphologiques de ses cousins 😁.

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Pourquoi élever Golofa porteri est un excellent choix :

  • Un des Dynastinae les plus originaux et rares qui existent. Son allure extrêmement élancée et ses longues cornes sont immédiatement reconnaissables.
  • Très grande espèce : les beaux mâles dépassent couramment 80–90 mm et les spécimens exceptionnels peuvent franchir la barre des 100 mm.
  • Larve faciles qui s'acclimatent très à la température ambiante autour de 20-25°C. Craint un peu plus le chaud cependant. 

Pourquoi ce n’est pas forcément l’espèce idéale :

  • Le développement est relativement long. Un gros mâle peut demander plus d'un an avant d'atteindre le stade adulte.
  • N'aime vraiment pas les chaleurs, au dessus de 28°C le risque de perte augmente.
  • Comme tous les Dynastinae il demande un substrat particulièrement riche, avec autour de 50% de flake soil (40/70% c'est bien). C'est une dépense à prendre en compte.




Fiche d’élevage : Golofa porteri

Difficulté

FACILE À INTERMÉDIAIRE

Golofa porteri est assez facile à condition de fournir deux éléments : Une température qui ne dépasse pas les 28°C (idéalement 20-25°C) et du substrat enrichi en flake soil et orienté bois plus que feuillage. 

Température

Maintenez idéalement les larves autour de 20 à 25°C.

Une température d'environ 22 à 24°C constitue à mon sens la meilleure cible.

J'éviterais en revanche autant que possible les longues périodes au-dessus de 27–28°C.

Hygrométrie et humidité du substrat

Comme toujours avec les larves de coléoptères vivant dans le sol, oubliez un peu le pourcentage d'hygrométrie affiché par un hygromètre : c'est avant tout l'humidité du substrat qui nous intéresse.

Celui-ci doit rester humide mais jamais détrempé.

La méthode la plus simple consiste à prendre une poignée de substrat et à la serrer dans la main. Il doit conserver grossièrement sa forme lorsqu'on ouvre la main mais aucune eau ne doit couler lorsque vous le pressez.

Ce paramètre peut faire peur aux débutants mais pas de panique. C'est assez simple et vous avez une grande marge de manoeuvre tout de même. 

Substrat des larves

La recette optimale nous semble être :

  • flake soil bien fermenté ; 50%
  • bois blanc de feuillus très décomposé ; 35%
  • feuilles mortes de feuillus fortement décomposées ; 15%

Le bois doit provenir de feuillus non résineux : chêne, hêtre et autres essences adaptées. Le chêne semble être le meilleur. 

Évitez le bois résineux et le bois encore dur ou fraîchement mort. C'est justement le côté "Pourri" qu'aiment vos scarabées 😁

Volume de substrat

Les jeunes larves peuvent démarrer dans de petits contenants, mais il faudra naturellement augmenter le volume au fur et à mesure de leur croissance.

Pour les L3, je recommande de ne pas chercher à économiser les litres de substrat :

  • Femelle : environ 2 litres ou davantage.
  • Mâle : 3 à 5 litres constituent une très bonne base, particulièrement si vous souhaitez obtenir un grand individu.

Entretien du substrat

Ne changez surtout pas systématiquement tout le substrat.

Lorsque celui-ci est très consommé, rempli de fèces ou nettement dégradé, retirez-en une partie et remplacez-la par du substrat neuf.

Je conseille de conserver systématiquement une fraction de l'ancien substrat et de la mélanger au nouveau. 1/3 de vieux substrat et 2/3 de neuf me donne de bons résultats.

Croissance

Autant vous prévenir : Ce n'est pas le pire mais c'est quand même bien long 😅

Dans de bonnes conditions autour de 20–25°C, comptez :

  • Femelles : environ 11 à 13 mois.
  • Mâles : environ 12 à 17 mois.

Notez que vous recevrez des larves déjà bien lancées. Ce temps sera donc réduit.

Nymphose

Arrivée à maturité, la larve cesse progressivement de s'alimenter, se vide et construit dans le substrat une loge nymphale compacte.

Celle-ci est absolument essentielle.

Je vous recommande de ne pas toucher les coques et de simplement veiller à ce que votre scarabée ait en hauteur la taille pour pouvoir émerger le moment venu. 

Il existe tout un tas de méthode de contrôle et de maintient de la coque mais je vous conseillerais largement de laisser faire la nature, surtout si vous êtes débutant. Si vous êtes confirmé faites votre popotte dans votre coin, vous n'avez pas besoin de moi pour percer inutilement vos coques 😁

Après l'émergence

Attention : un coléoptère fraîchement transformé en adulte n'est pas immédiatement un adulte actif.

Après la mue imaginale, Golofa porteri reste généralement plusieurs semaines relativement inactif dans sa loge ou dans le substrat.

Une phase d'environ 3 à 5 semaines avant une véritable reprise d'activité a notamment été observée en élevage.

Laissez-le tranquille.

Lorsqu'il commence spontanément à sortir et à rechercher de la nourriture, vous pouvez considérer que sa phase d'activité adulte commence réellement.

Alimentation des adultes

En élevage, le plus simple reste un beetle jelly de bonne qualité.

Vous pouvez également proposer occasionnellement de la banane très mûre ou d'autres fruits sucrés, mais les beetle jellies ont l'avantage d'être beaucoup plus propres et de fermenter bien moins rapidement.

Les adultes apprécient fortement les aliments riches en sucres.

Terrarium des adultes

Prévoyez un terrarium avec plusieurs centimètres d'un substrat humide permettant notamment aux femelles de s'enterrer.

Ajoutez impérativement des morceaux d'écorce et des branches.

Ce détail est beaucoup plus important qu'il n'y paraît. Les Dynastinae sont extrêmement mauvais lorsqu'ils se retrouvent retournés sur le dos sur une surface plane. Ils doivent pouvoir accrocher quelque chose avec leurs pattes pour se redresser.

Chez le mâle Golofa porteri, dont les pattes antérieures sont démesurément longues, un environnement tridimensionnel est de toute façon beaucoup plus adapté.

Les mâles sont actifs, se déplacent énormément et peuvent tenter de voler.

Reproduction

La reproduction est considérée comme relativement facile comme souvent chez les scarabées. Même si elle échoue parfois sans raison apparent à l'instar des mantes.

Placez un mâle et une ou plusieurs femelles adultes correctement nourris ensemble. Une femelle fécondée cherchera ensuite à s'enfouir pour pondre.

Pour la ponte, prévoyez idéalement autour de 15cm de substrat afin qu'elle puisse choisir correctement son site.

Incubation des œufs

A mon sens encore une fois, la meilleure méthode est de laisser les œufs puis larves s'épanouir dans le substrat des parents. 

Taille

Mâle : fréquemment 70 à 95 mm chez les beaux individus, exceptionnellement plus de 100 mm.

Dimorphisme sexuel

Plus compliqué chez les larves, même si à partir de L3 un oeil aguéri pourra sexer. 

Chez le spécimen adulte la corne immanquable du mâle cumulée à sa livrée spectaculaire ne laisse aucun doute.

Concrètement, je fais quoi ?

C'est redoutablement simple : 

Préparez un bac de 3l avec le mélange indiqué plus haut. Percez des aérations dans le couvercle (pas trop, une moustiquaire faisant toute sa surface sera bien trop excessive par exemple), puis placez vos larves dans le substrat correctement humidifié (encore une fois expliqué plus haut)

Si vous avez un peu de condensation c'est bien, beaucoup en général je n'aime pas trop.

Puis patientez. Une fois que l'adulte émerge laissez lui le temps de se construire définitivement en veillant à ce qu'il ait de la place en surface pour quand il voudra émerger. Minimiser au maximum les contacts avec la coque.

Une fois qu'il est vraiment sortit et commence à remuer c'est tout bon. Transférez le dans son terra définitif avec son partenaire le cas échéant. Bon climat, bon substrat, beetle jelly et fruis mûr à volonté et tout ira bien. N'hésitez pas à exclure le mâle de temps en temps pour laisser la femelle se reposer, les mâles sont vraiment de gros forceurs et harcèlent les femelles.



NOTE DE
L'ÉLEVEUR

Note de l’éleveur

Une espèce ultra rare que je suis très fier de rentrer dans mon élevage. Il est magnifique et très impressionnant mais attention : Comme tous les dynastinae ou presque c'est un animal complexe. 

Sa phase larvaire est capitale, votre animal peut survivre tout en étant condamné d'avance lors de sa nymphose si le substrat était mauvais. Une fois adulte il sera presque immortel si tant est que le climat est correct et la nourriture abondante.

— Aymeric, éleveur chez Monsieur Insecte

Données scientifiques

Classification

Règne : Animalia
Embranchement : Arthropoda
Classe : Insecta
Ordre : Coleoptera
Super-famille : Scarabaeoidea
Famille : Scarabaeidae
Sous-famille : Dynastinae
Tribu : Dynastini
Genre : Golofa Hope, 1837
Espèce : Golofa porteri Hope, 1837

Répartition

Golofa porteri est un Dynastinae néotropical d'Amérique du Sud et d'Amérique centrale.

Les données les plus solides concernent principalement la Colombie et le Venezuela. La littérature taxonomique mentionne également le Guatemala dans son aire de répartition.

Des régions connues pour..... Les golofa porteri 😁

Dans la nature

Et là on trouve une information particulièrement cool.

Dans la région de Calima, en Colombie, les adultes ont été observés actifs notamment au cours des mois d'avril et mai.

Ils fréquentent des bambous du genre Chusquea, sur lesquels ils ont été observés se nourrissant sur les jeunes tiges mais également s'accouplant.

Des larves ont également été découvertes dans du bois en décomposition, ce qui correspond parfaitement à leur alimentation sur substrat fortement dégradé en captivité.

Mine de rien ça permet de comprendre énormément de choses sur l'élevage : température modérée d'un environnement montagnard + bois en décomposition pour les larves + sucres végétaux pour les adultes. Une fois qu'on connaît la vie de l'animal, le mode d'emploi devient tout de suite beaucoup plus logique 😁.

Appendices

Pas grand chose à vous raconter côté étymologie puisque ce scarabée porte simplement le nom du naturaliste l'ayant découvert "Porter". Porteri signifiant de Porter. On retrouve notamment cette terminologie avec Pseudocreobotra Wahlbergii. La pseudocreobroter de Wahlberg.

PAR CONTRE : Les longues pattes avant (antérieures) du Golofa Porteri servent uniquement à l'affrontement entre mâle. On a ici une curiosité du Darwinisme : Les mâles avec des pattes moins longues étaient moins bons en combat, ils ont donc moins pû se reproduire et le gêne des longues pattes s'est donc répandu ! Pourtant ces longues pattes en elle-même ne donne aucun avantage au quotidien à notre scarabée. Il ne mange ni ne se déplace mieux avec et au contraire il offre probablement plus de prises aux prédateurs.

Etonnant !

Je me rappelle étant petit j'ai mis très longtemps à réellement comprendre le Darwinisme. Je pensais que les animaux évoluaient petit à petit d'eux-mêmes mais pas vraiment en réalité. C'est par soustraction et non mutation de gênes que certains gênes prévalent et finissent par être universels.

C'est lui Darwin. Un monsieur qui a affronté seul son époque pour appuyer une théorie révolutionnaire encore discutée aujourd'hui.

En clair : Ceux qui présentent des particularités INDIVIDUELLES "pratiques" dans leur milieu naturel ont plus de chances de se reproduire, leurs gênes et leurs particularités vont donc se retrouver dans leur descendance.

C'est d'ailleurs pour ça que certaines ethnies chez les humains ont des taux de testostérone (et donc du muscle) beaucoup plus élevés que d'autres. Parce que leur environnement demandait de la force brute et que les plus forts plaisaient donc le plus aux femmes. Ils se reproduisaient donc plus et de plus en plus d'enfants forts naissaient qui répétaient eux mêmes ce cycle.

Mais l'inverse existe aussi. Prenons la majorité des Asiatiques ayant les yeux bridés. Ce n'est pas du tout une nécessité de leur climat ou environnement. Les hommes de l'époque considéraient simplement que c'était un trait physique particulièrement beau, il s'est donc reproduit par sélection esthétique jusqu'à s'étendre à la totalité de la population. D'ailleurs, c'est assez rare, mais il existe bel et bien dans les autres ethnies des personnes ayant les yeux bridés. 

Cette jolie dame vient par exemple du nord de la Suède contrairement à ce que l'on pourrait penser.