





Mante religieuse | Mante oeil de chat - Heterochaeta Orientalis
Achat Heterochaeta orientalis – Mante brindille africaine
La Heterochaeta orientalis est une mante VRAIMENT pas comme les autres. Avec la Pseudacanthops lobipes elle fait partie des ces animaux vraiment différents pour lesquels j'ai tout particulièrement un faible. Vous savez c'est un peu comme les voitures (comparaison très professionnelle 😅) : Quand vous êtes jeunes vous appréciez les gros gamos genre Audi RS mais en vieillissant vous vous mettez alors à apprécier les voitures plus nobles qui révèlent un charme discret et méconnus comme les lotus élise.
Et bien voilà : La Heterochaeta Orientalis c'est un peu ça, une mante méconnue et rare qui présente des qualités extraordinaires.
C'est une des plus grandes mantes du monde, elle est très facile d'élevage et parfaitement inoffensive au contraire de certaines mante géante type Rhombodera qui bien que plus petite peuvent quand même (rarement et légèrement) pincer.
Au niveau de l'esthétique cette merveille présente une robe assez sobre au premier regard. Mais changez d'angle et elle révèlera des teintes somptueuses irisées. Ses yeux en pointes qui lui valent son nom vernaculaire de "Mante oeil de chat". Ceux-ci présentent une coloration presque irréelle très proche du titane anodisé, un métal au reflet arc en ciel.
La Heterochaeta joue la carte de la discrétion absolue. Son corps extrêmement allongé, son pronotum étroit et ses pattes fines lui offrent un camouflage remarquable. En position immobile, elle se confond totalement avec une tige sèche malgré sa grande taille.
Redoutable chasseuse cependant elle sera très facile à nourrir et à maintenir.
Fiche d’élevage : Heterochaeta orientalis
Difficulté
Facile. Espèce relativement robuste si les paramètres sont respectés. Il faudra cependant lui offrir suffisamment d'espace. Nos grands terras sont adaptés mais le petit sera insuffisant. Il est trouvable en kit avec la mante
Température
Température idéale en journée : 22 à 28°C. Elle tolère ponctuellement 19-30°C.
Baisse nocturne recommandée de 2/3°C.
Hygrométrie
Taux conseillé : 55 à 75%.
Une pulvérisation légère tous les jours suffit généralement. Le substrat ne doit jamais être détrempé. Bonne ventilation indispensable pour éviter les problèmes de mue, mais nos terrariums sont parfaits de ce côté.
Nourriture
Stades jeunes : drosophiles adaptées à la taille.
Stades intermédiaires et adultes : mouches domestiques, mouches vertes (Lucilia), petits papillons et même cafards.
Mode de reproduction
Sexuée. Reproduction réalisable en captivité avec un mâle introduit dans un environnement spacieux et riche en perchoirs. Le cannibalisme reste possible comme chez toutes les mantes mais est rare.
Caractère
Discrète, calme, très cryptique. Posture défensive très impressionnante avec ses grandes ravisseuses écartées au maximum pour se donner l'air gigantesque.
Durée de vie
Environ 10 à 12 mois selon le sexe et les conditions d’élevage.
Taille
Espèce élancée atteignant environ 13 - 15 cm. Peu de dimorphisme sexuel.
Note de l’éleveur
Une mante que j'adore au charme très particulier et que je conseillerais aux éleveurs en quête de bizarrerie et d'une grosse bestiole facile à élever.
Ne surchargez pas son terra, dans la nature elle vit sur des branches mortes assez épurées donc.
Données scientifiques
Répartition géographique
Afrique subsaharienne, principalement Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie, régions voisines). Espèce associée aux zones de savane arbustive et végétation sèche.

Nom scientifique
Heterochaeta orientalis Sjöstedt, 1909
Noms scientifiques utilisés (synonymes / combinaisons)
Pas de synonymes majeurs couramment utilisés dans les bases taxonomiques actuelles.
Noms communs
Mante œil de chat.
Classification
Règne : Animalia. Embranchement : Arthropoda. Classe : Insecta. Ordre : Mantodea.
Famille : Empusidae. Genre : Heterochaeta. Espèce : Heterochaeta orientalis.
Appendices :
Il semble que ses reflets ne soient pas dû à des pigments mais à une diffraction partielle de la lumière ce qui la "brise" et la renvoi sous une forme incompréhensible mal interprétée par les cerveaux animal. Et ce grâce à la structure microscopique particulière de son exosquelette.

Cette réfraction, bien qu'étonnante à première réflexion, ne sert pas à se camoufler dans son paysage au sens propre. Ce reflet segmente sa silhouette, empêchant un prédateur de comprendre qu'elle est un animal complet. Selon l'angle de celui-ci il ne percevra qu'un partie de son corps, le reste étant d'une autre couleur. Il ne voit pas une silhouette d'insecte mais deux trois couleurs fragmentées.
C'est une hypothèse mais je me suis toujours interrogé sur la survie du phasme Calvisia Khlongsokana :

Comment un animal aussi voyant peut il prospérer et survivre dans son milieu naturel ? Peut-être est-ce la même stratégie évolutive ? Ou simplement essaie t'il d'impressionner ses prédateurs avec une livrée vive évoquant le poison à l'instar des dendrobates par exemple?

Qui sait ?

